
Combien de jours travaillés comptez-vous en 2025 ?
24 septembre 2026Devenir chauffeur VTC avec BVTC consiste à suivre un parcours réglementé, accessible sans diplôme, mais soumis à plusieurs conditions précises : permis B depuis 3 ans, casier judiciaire compatible, contrôle médical par médecin agréé, réussite de l’examen VTC, puis inscription au registre des VTC. En 2026, c’est aussi un secteur en croissance : la France comptait environ 71 300 chauffeurs actifs sur les plateformes VTC en 2024, soit +27 % par rapport à 2023 et +51 % par rapport à 2022.
Sur le plan pratique, la formation VTC est fortement recommandée pour maximiser les chances de réussite à l’examen, même si elle n’est pas obligatoire. Sa durée varie généralement entre 50 et 300 heures selon les organismes et les parcours, avec des formats souvent plus courts pour les candidats déjà expérimentés et plus complets pour les débutants. Chez les centres spécialisés, on retrouve aussi des formats autour de 120 à 140 heures.
Le parcours administratif se déroule en plusieurs étapes : inscription à l’examen organisé par les CMA, obtention de la carte professionnelle VTC, création d’entreprise, puis inscription au registre VTC pour obtenir le macaron. L’examen comprend en général une partie théorique de type QCM et une épreuve pratique ; certains organismes indiquent qu’il faut atteindre environ 70 % de bonnes réponses pour valider la théorie.
Qu’est-ce qu’un chauffeur VTC et pourquoi choisir ce métier ?
Un chauffeur VTC (Voiture de Transport avec Chauffeur) exerce un métier de transport de personnes à titre onéreux, au même titre qu’un taxi. La différence fondamentale réside dans le mode de réservation : le VTC travaille uniquement sur réservation préalable, tandis que le taxi peut être hélé dans la rue ou stationner sur des bornes dédiées.
Le statut de VTC indépendant attire pour plusieurs raisons. La flexibilité horaire reste l’argument majeur : vous organisez votre emploi du temps selon vos contraintes personnelles. La possibilité de travailler pour plusieurs plateformes VTC comme Uber, Bolt ou Heetch multiplie les sources de revenus. Contrairement au taxi, vous n’avez pas à acheter une licence onéreuse, ce qui réduit l’investissement initial.
Le secteur connaît une dynamique favorable. Entre 2022 et 2024, le nombre de chauffeurs actifs sur les plateformes a progressé de plus de 50 %, signe d’un marché porteur malgré une concurrence accrue. La clientèle s’est diversifiée : particuliers pour des déplacements ponctuels, professionnels pour des trajets réguliers, clientèle privée fidélisée.
Les conditions et prérequis pour devenir chauffeur VTC
Avant toute démarche, vous devez remplir plusieurs conditions légales non négociables. La première porte sur le permis B : vous devez le détenir depuis au moins trois ans sans interruption. Ce délai tombe à deux ans si vous avez suivi la conduite accompagnée.
Le casier judiciaire fait l’objet d’un contrôle strict. Certaines condamnations (délits routiers graves, infractions pénales) rendent l’accès au métier impossible. Une vérification est réalisée lors du dépôt de votre dossier auprès de la préfecture.
Le contrôle médical par un médecin agréé constitue une autre étape obligatoire. Cet examen vérifie votre aptitude physique à transporter des passagers : vision, audition, capacités psychotechniques. La liste des médecins agréés est disponible sur le site de votre préfecture.
Aucun diplôme n’est requis pour exercer comme chauffeur VTC. En revanche, la réussite à l’examen VTC et l’obtention de la carte professionnelle VTC conditionnent l’accès au métier. L’âge minimum légal est fixé à 18 ans pour s’inscrire à l’examen.
Bon à savoir
Le PSC1 (Prévention et Secours Civiques de niveau 1) n’est plus obligatoire pour les nouveaux chauffeurs VTC depuis 2022. Seule une attestation de capacité de transport léger de personnes était requise auparavant, mais elle a été supprimée pour simplifier l’accès au métier.
La formation et l’examen VTC : étapes incontournables

La formation VTC n’est pas légalement imposée, mais elle reste vivement conseillée. Les taux de réussite à l’examen VTC sans préparation dépassent rarement 30 %, alors qu’avec une formation adaptée, ils grimpent à 70-80 %.
Les organismes de formation comme BVTC Académie proposent des parcours modulables. Pour un débutant complet, comptez entre 120 et 140 heures réparties sur plusieurs semaines. Les candidats expérimentés (anciens taxis, professionnels du transport) peuvent opter pour des formules accélérées de 50 à 80 heures. Le programme couvre sept matières : réglementation du transport public, sécurité routière, gestion commerciale, anglais, développement commercial, réglementation nationale, gestion de l’entreprise.
L’examen VTC se déroule dans les Chambres de Métiers et de l’Artisanat (CMA). Il comporte une épreuve théorique sous forme de QCM portant sur les sept matières du programme, et une épreuve pratique de conduite. Vous devez obtenir au minimum 10/20 dans chaque matière, sans note éliminatoire inférieure à 6/20. La barre des 70 % de bonnes réponses constitue un bon repère pour valider la partie théorique.
Les sessions d’examen sont organisées plusieurs fois par an selon les départements. L’inscription se fait directement auprès de la CMA de votre région. Prévoyez un délai de deux à trois mois entre l’inscription et la date d’examen, parfois davantage dans les grandes métropoles où la demande reste soutenue.
Obtenir la carte professionnelle VTC
Une fois l’examen VTC réussi, vous recevez une attestation de réussite. Cette attestation ne suffit pas pour exercer : vous devez demander votre carte professionnelle VTC auprès de la préfecture de votre département de résidence.
Le dossier de demande comprend plusieurs pièces justificatives : attestation de réussite à l’examen, pièce d’identité, justificatif de domicile de moins de trois mois, photo d’identité récente, attestation d’aptitude physique délivrée par le médecin agréé, extrait de casier judiciaire (bulletin n°2). La préfecture vérifie chaque élément avant validation.
Les délais d’obtention varient selon les préfectures. Dans les meilleurs cas, comptez quatre à six semaines. Dans les départements saturés (Paris, Lyon, Marseille), le délai peut grimper à trois ou quatre mois. Cette carte est valable cinq ans et doit être renouvelée avant expiration pour continuer à exercer.
Le coût de la carte professionnelle s’élève à quelques dizaines d’euros selon les préfectures. Ajoutez-y les frais de formation (entre 1 500 et 3 000 euros selon les formats), les frais d’examen (environ 200 euros), et le coût du contrôle médical (50 à 100 euros). L’investissement total pour obtenir votre carte oscille entre 2 000 et 3 500 euros.
Créer votre entreprise VTC : statut juridique et immatriculation
Vous ne pouvez pas exercer comme chauffeur VTC en tant que salarié simple : vous devez créer votre structure juridique. Le choix du statut juridique conditionne votre fiscalité, vos charges sociales et votre protection.
Le régime d’auto-entrepreneur VTC séduit par sa simplicité administrative, consultez notre guide pour se lancer en auto-entrepreneur en 2026. Vous bénéficiez d’un taux de prélèvement forfaitaire sur votre chiffre d’affaires (environ 22 % charges sociales incluses), sans TVA à reverser tant que vous restez sous le seuil. La limite de ce statut apparaît avec la croissance : plafond de chiffre d’affaires à 77 700 euros, impossibilité de déduire vos charges réelles (carburant, assurance, entretien).
La SASU (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle) offre une alternative pour les projets plus ambitieux. Vous êtes assimilé salarié, donc affilié au régime général de la Sécurité sociale. Vous pouvez déduire toutes vos charges professionnelles, ce qui optimise votre fiscalité si vos frais sont élevés. La gestion administrative reste plus lourde : comptabilité obligatoire, déclarations fiscales annuelles.
L’EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée) présente un profil intermédiaire. Vous relevez du régime des travailleurs indépendants, avec des cotisations sociales calculées sur votre bénéfice réel. Les charges sociales sont souvent inférieures à celles de la SASU pour un même niveau de rémunération, mais votre protection sociale est moins complète.
L’immatriculation de votre entreprise passe par le guichet unique des formalités des entreprises, suivez les étapes pour ouvrir sa société en France pour réussir cette phase. Pour un auto-entrepreneur, la procédure en ligne prend quelques jours. Pour une société (SASU, EURL), prévoyez une à deux semaines pour recevoir votre extrait Kbis. Ce document officiel prouve l’existence légale de votre entreprise et sera exigé lors de votre inscription au registre VTC.
Choisir et préparer votre véhicule VTC
Le véhicule VTC doit respecter des critères réglementaires stricts. Il doit compter au moins quatre portes et cinq places (conducteur inclus). La longueur minimale est fixée à 4,50 mètres. L’âge maximal du véhicule au moment de l’inscription au registre VTC est de six ans. La puissance fiscale doit atteindre au minimum sept chevaux.
Achat ou location : les deux options coexistent. L’achat (neuf ou d’occasion récente) exige un investissement de 15 000 à 35 000 euros selon le modèle. Vous êtes propriétaire, ce qui facilite la revente, mais vous supportez le risque de dépréciation. La location longue durée (LLD) ou la location avec option d’achat (LOA) étalent la charge mensuelle (400 à 800 euros par mois) et incluent souvent l’entretien. Vous n’immobilisez pas de capital, mais vous payez un loyer sans devenir propriétaire.
L’assurance VTC représente un poste de dépense majeur. Vous devez souscrire une assurance responsabilité civile professionnelle spécifique transport de personnes. Les tarifs annuels oscillent entre 1 800 et 3 500 euros selon votre profil (âge, expérience, bonus-malus) et le véhicule. Comparez plusieurs devis avant de vous engager.
Le véhicule doit être équipé d’une vignette Crit’Air. Certaines zones à faibles émissions (ZFE) imposent des restrictions qui excluent les véhicules anciens ou trop polluants. À Paris, seuls les Crit’Air 0, 1 et 2 peuvent circuler librement. Anticipez cette contrainte lors du choix de votre véhicule.
Inscription au registre VTC et obtention du macaron
La dernière étape administrative consiste à vous inscrire au registre VTC (REVTC), géré par les préfectures. Sans cette inscription, vous ne pouvez légalement transporter des clients contre rémunération.
Votre dossier d’inscription comprend : carte professionnelle VTC en cours de validité, extrait Kbis de votre entreprise de moins de trois mois, attestation d’assurance du véhicule, carte grise au nom de l’entreprise ou contrat de location, justificatif de conformité du véhicule aux normes VTC. La préfecture examine chaque pièce et vérifie la conformité de votre véhicule.
Les délais d’inscription varient selon les départements : de deux semaines à deux mois dans les cas les plus favorables. Une fois validée, vous recevez un numéro d’inscription au REVTC et un macaron VTC officiel. Ce macaron doit être apposé de manière visible à l’intérieur du véhicule (pare-brise ou lunette arrière), sous peine de sanctions lors des contrôles routiers.
Le macaron VTC atteste que vous êtes enregistré et autorisé à transporter des passagers. Les plateformes VTC comme Uber ou Bolt exigent ce numéro REVTC pour valider votre inscription sur leur application. Sans lui, vous ne pouvez activer votre compte chauffeur ni recevoir de courses.
La statistique du jour
Le coût total pour démarrer une activité de chauffeur VTC (formation, examen, carte professionnelle, création d’entreprise, véhicule, assurance) varie entre 20 000 et 40 000 euros selon que vous louez ou achetez votre véhicule.
Lancer votre activité : trouver vos premiers clients
Une fois inscrit au registre VTC, vous pouvez commencer à transporter des clients. La majorité des nouveaux chauffeurs s’inscrivent sur une ou plusieurs plateformes VTC. Uber, Bolt, Heetch ou LeCab mettent en relation les chauffeurs et les passagers via une application mobile. Vous recevez des courses en temps réel, le paiement transite par la plateforme qui prélève une commission (entre 15 et 25 % du montant de la course).
L’inscription sur ces plateformes nécessite de fournir votre numéro REVTC, votre carte professionnelle VTC, votre Kbis, une attestation d’assurance, et des photos du véhicule. La validation prend quelques jours. Vous pouvez ensuite activer votre compte et recevoir des demandes de courses.
La clientèle privée représente une autre source de revenus, souvent plus stable et rentable. Vous pouvez démarcher directement des entreprises pour assurer leurs déplacements professionnels, proposer des transferts aéroports, ou fidéliser des particuliers via le bouche-à-oreille. Cette clientèle nécessite un travail commercial actif, mais vous conservez 100 % du chiffre d’affaires sans commission intermédiaire.
La gestion quotidienne de votre activité exige rigueur et organisation, consultez notre comment choisir son comptable VTC BVTC pour sélectionner un expert adapté. Vous devez tenir une comptabilité précise, déclarer votre chiffre d’affaires mensuellement ou trimestriellement selon votre statut, entretenir régulièrement votre véhicule, et renouveler vos documents avant expiration. La concurrence s’intensifie dans les grandes villes, ce qui impose de soigner votre service : ponctualité, propreté du véhicule, amabilité, connaissance des itinéraires. Les avis clients sur les plateformes influencent directement le nombre de courses attribuées.
- Comment devenir chauffeur VTC avec BVTC : le parcours complet - 25 septembre 2026
- Combien de jours travaillés comptez-vous en 2025 ? - 24 septembre 2026
- Quand recevrez-vous vos versements Agirc-Arrco en 2026 ? - 23 septembre 2026




