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31 octobre 2026Créer une société prend quelques semaines, pas quelques mois, à condition de connaître l’ordre des étapes. C’est ce parcours que Racem Flazi, fondateur de LegalPlace, passe en revue lorsqu’il présente la création d’entreprise. Voici les démarches dans l’ordre, ce qu’elles coûtent vraiment, puis ce qu’il faut savoir sur la legaltech elle-même avant de lui confier votre dossier.
Les démarches pour lancer votre entreprise, selon Racem Flazi
Le chemin est le même quelle que soit la structure, avec quelques variantes selon la forme juridique. Il commence toujours par une réflexion sur le projet, qu’il est utile de structurer avec les étapes pour construire son projet professionnel, avant de passer aux formalités officielles. Voici la séquence à respecter.
- Choisir la forme juridique : micro-entreprise (auto-entrepreneur), EURL, SASU, SARL ou SAS.
- Fixer le capital social et rédiger les statuts.
- Ouvrir un compte pour déposer le capital (hors micro-entreprise).
- Publier l’annonce légale dans un journal habilité.
- Déposer le dossier d’immatriculation sur le guichet unique de l’INPI.
- Recevoir l’extrait Kbis et le numéro Siren.
Depuis 2023, toutes les formalités passent par le guichet unique de l’INPI, qui a remplacé les anciens centres de formalités. Le dossier est ensuite transmis au greffe du tribunal de commerce pour les sociétés commerciales. Le délai moyen d’immatriculation se compte en jours une fois le dossier complet, mais une pièce manquante suffit à tout retarder.
Forme juridique et capital : les deux décisions qui engagent
Le choix de la forme juridique conditionne la protection de votre patrimoine, votre régime social et votre fiscalité. Un entrepreneur seul hésite en général entre la micro-entreprise, très légère à gérer, et la SASU, plus souple pour se verser des dividendes. À plusieurs, la SAS domine grâce à la liberté qu’elle laisse dans la rédaction des statuts.
Le capital social peut descendre à 1 € en SAS ou en SARL. Un montant aussi bas rassure peu les banques et les fournisseurs, donc il vaut mieux le calibrer selon vos besoins de trésorerie du premier trimestre.
Combien coûtent vraiment les formalités ?
Les frais légaux sont incompressibles, quel que soit l’intermédiaire. Ils comprennent l’annonce légale, les frais de greffe et, le cas échéant, le dépôt du capital. Un prestataire facture en plus son travail de rédaction et de suivi du dossier.
| Poste | Ordre de grandeur | Qui le facture |
|---|---|---|
| Annonce légale | Forfait variable selon le département et la forme, souvent 130 à 250 € | Journal habilité |
| Frais de greffe | Quelques dizaines d’euros | Greffe, via le guichet unique |
| Rédaction des statuts et suivi | Selon la formule choisie | Legaltech, avocat ou expert-comptable |
| Micro-entreprise | Immatriculation gratuite | Aucun |
Transparence : d’où viennent ces propos
Les démarches présentées ici reprennent la logique exposée par Racem Flazi, qui dirige une société vendant précisément ce service. Il ne s’agit donc pas d’un avis indépendant. Les étapes légales, elles, sont les mêmes partout : vérifiez les tarifs officiels avant de comparer les offres.
Qui est Racem Flazi, fondateur de LegalPlace ?

Racem Flazi est le fondateur de LegalPlace, une legaltech née en 2016 avec une idée directrice : rendre les formalités juridiques des entrepreneurs plus accessibles et moins coûteuses. La société a depuis élargi son offre et réalisé une levée de fonds de 20 millions d’euros, un signal de croissance qui la place parmi les acteurs installés du secteur.
Sa vision tient en une ligne : un entrepreneur ne devrait pas perdre des semaines à comprendre un formulaire. C’est un discours de dirigeant, utile pour comprendre la philosophie du service, mais qui ne remplace pas la lecture des conditions de vente.
Ce que propose LegalPlace pour accompagner la création
Le cœur de l’offre est la création d’entreprise en ligne : questionnaire, statuts générés, annonce légale et dépôt du dossier. LegalPlace propose aussi des services annexes qui prolongent le parcours, comme la comptabilité, la domiciliation et le compte professionnel. Ce modèle séduit ceux qui veulent un interlocuteur unique dès le départ.
Ce choix a aussi un revers. Regrouper tous les services chez un seul prestataire pratique, mais vous rend plus dépendant de ses tarifs au moment de renouveler l’abonnement comptable.
Tarifs, avis et points de vigilance avant de se lancer

Plusieurs comparatifs évoquent un budget de départ autour de 631 € pour une création accompagnée avec comptabilité. Ce chiffre dépend de la formule, de la forme juridique et du département, et il doit toujours être rapproché des frais légaux du tableau ci-dessus. Une partie de la facture finale correspond à des frais que vous paieriez de toute façon.
Avant de signer avec une legaltech, quelques vérifications s’imposent :
- le détail de ce qui est inclus dans le forfait et de ce qui est facturé en supplément ;
- la durée d’engagement et les conditions de résiliation de la comptabilité ;
- la possibilité d’échanger avec un juriste ou un expert humain en cas de question ;
- la lecture d’avis clients récents sur plusieurs plateformes, pas seulement celles du prestataire.
Comparez aussi avec des alternatives comme Legalstart, Dougs ou Qonto, qui se positionnent sur des segments voisins. Pour une micro-entreprise, aucun intermédiaire n’est nécessaire : l’immatriculation est gratuite et se fait directement en ligne. Pour une SAS ou une SASU, l’accompagnement a plus de sens si vous n’êtes pas à l’aise avec la rédaction des statuts.
Retenez l’essentiel : les démarches sont les mêmes chez tous, c’est la qualité du suivi et la transparence des prix qui font la différence. Prenez le temps de comparer deux ou trois offres avant de lancer votre dossier.
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