
Un client qui ne paie plus votre facture, les relances écrites qui comptent vraiment avant la mise en demeure
24 octobre 2026
Toussaint : la concession de la tombe familiale a une date de fin, et peu de familles savent laquelle
24 octobre 2026Dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 octobre 2026, les montres reculent d’une heure. Dès lundi, le soleil se couche plus tôt et vous rentrez dans le noir. Reste à savoir si cette soirée plus sombre vous coûtera quelque chose.
La réponse tient en une ligne : environ 3 € sur tout l’hiver pour un logement équipé en LED, et un solde annuel de l’ordre d’une dizaine de centimes une fois le passage à l’heure d’été pris en compte. Autrement dit, le changement d’heure ne fera pas exploser votre facture d’électricité.
Oui, une hausse, mais à peine perceptible
Reculer les montres allonge la période pendant laquelle on allume la lumière en rentrant du travail. C’est le seul mécanisme en jeu. Le matin, vous gagnez une heure de lumière du jour, mais le bénéfice se fait sentir surtout pour ceux qui se lèvent tard.
Rapporté à une facture annuelle de plusieurs centaines d’euros, cet écart est indétectable. Aucun relevé de compteur ne le fera ressortir, même en cherchant bien.
Le calcul : une heure d’éclairage en plus, soit 15 kWh sur la saison
Le raisonnement est simple. Pour un logement en LED, on compte environ une heure d’éclairage supplémentaire par jour sur quelque 150 jours. Cela représente de l’ordre de 15 kWh de consommation d’électricité sur la saison.
Au tarif réglementé (TRV) en vigueur depuis le 1er août, soit 0,2001 € le kilowattheure en option base, la facture s’alourdit d’environ 3,00 € sur l’ensemble de l’hiver. Le calcul se refait en une seconde avec votre propre tarif : 15 kWh multipliés par le prix de votre kWh.
D’où vient le chiffre de 3 € : les hypothèses retenues
Logement en LED, une heure d’éclairage en plus par jour, 150 jours, soit 15 kWh, facturés 0,2001 € le kWh en option base du tarif réglementé. Si votre logement compte encore des ampoules plus gourmandes, le montant monte. Si votre offre est moins chère que le TRV, il baisse.
Le bilan annuel : l’heure d’été compense presque tout

Le passage à l’heure d’été produit l’effet inverse. Les soirées se prolongent, on allume plus tard et l’éclairage consomme moins. Le gain dépasse à peine le surcoût de l’hiver.
Sur une année complète, les deux mouvements s’annulent presque. Le solde tient dans une dizaine de centimes, ce qui explique que les comparaisons publiées par les fournisseurs d’énergie divergent de quelques euros : tout dépend du type d’ampoule et du tarif retenus.
Chauffage et climatisation : aucun effet
Une idée reçue tenace voudrait que l’heure d’hiver fasse monter le chauffage. Il n’en est rien. Le chauffage et la climatisation répondent à la température extérieure, pas à la position des aiguilles. Que l’horloge indique 18 h ou 17 h, votre thermostat réagit au froid, pas à l’heure. Si votre logement chauffe encore au fioul, un appareil électrique qui remplace le fioul est une piste à examiner.
Pourquoi l’effet a fondu depuis 1976
Le dispositif n’a pas toujours été aussi anecdotique. Il a été instauré en 1976, dans le sillage du choc pétrolier, pour faire coïncider les heures d’activité avec la lumière du jour, à une époque où l’éclairage pesait lourd dans la consommation des ménages. Les économies d’énergie mesurées par l’ADEME racontent la suite.
| Période | Économies liées au changement d’heure |
|---|---|
| 1996 | environ 1 200 GWh par an |
| 2009 | 440 GWh, l’équivalent de l’éclairage de 800 000 foyers |
| Aujourd’hui | moins de 0,1 % de la consommation nationale d’électricité |
La raison tient en trois lettres : LED. Une ampoule LED consomme environ dix fois moins qu’une ampoule à incandescence pour la même lumière. Décaler d’une heure l’allumage d’un parc devenu dix fois plus sobre ne rapporte presque plus rien, et la baisse va se poursuivre à mesure que les derniers halogènes disparaissent.
Le vrai levier est donc là. Remplacer une ampoule à incandescence ou un halogène par une LED fait gagner bien plus que n’importe quel réglage d’horloge.
Pourquoi le 25 octobre est la date la plus précoce possible
La règle européenne, harmonisée en 1998, ne varie pas : l’heure d’hiver arrive le dernier dimanche d’octobre, l’heure d’été le dernier dimanche de mars. Octobre comptant 31 jours, ce dimanche ne peut tomber qu’entre le 25 et le 31. Cette année, on est pile sur la borne basse.
Dans la nuit du 24 au 25 octobre, à 3 heures du matin, il sera 2 heures. La nuit dure donc soixante minutes de plus, et c’est la seule bonne nouvelle du dispositif. Le cas est rare : sur les trente dernières années, le 25 octobre n’est sorti qu’en 1998, 2009, 2015 et 2020. Il faudra attendre 2037 pour le revoir.
Les deux années précédentes, le basculement avait eu lieu les 26 et 27 octobre. La soirée sombre arrive donc un peu plus tôt dans le mois que ces dernières années, sans que cela ne pèse davantage sur la facture, puisque la saison compte sensiblement le même nombre de jours.
Supprimer le changement d’heure : l’Europe n’a pas tranché

Le dossier est ouvert depuis huit ans. En 2018, une consultation publique de la Commission européenne recueille 6 millions de réponses, très majoritairement favorables à la fin des changements saisonniers. Le Parlement européen vote le texte en mars 2019, pour une application prévue en 2021.
Puis tout s’arrête. Au Conseil de l’Union, les États ne s’accordent pas sur l’heure à conserver. Garder l’heure d’été toute l’année ferait lever le soleil très tard en hiver dans l’ouest de l’Europe. Garder l’heure d’hiver avancerait l’aube à 4 heures du matin en été. Le sujet est revenu au premier semestre 2025 avec une demande d’étude d’impact. En attendant, le 25 octobre s’appliquera comme les autres années.
Ce qui pèse vraiment plus lourd : vos heures creuses
Si vous cherchez à alléger votre facture, regardez plutôt vos plages d’heures creuses. Elles sont définies en heure légale et ne bougent donc pas le 25 octobre. Ce qui change, c’est la lumière du jour qui les entoure.
La réforme en cours déplace d’ailleurs une partie de ces plages. Depuis le 1er novembre 2025, elles comprennent au moins cinq heures consécutives la nuit, entre 23 h et 7 h, et jusqu’à trois heures entre 11 h et 17 h du 1er avril au 31 octobre. Le déploiement est progressif et concerne plusieurs millions de foyers.
Décaler un lave-linge ou un chauffe-eau dans la bonne plage rapporte bien plus que les 3 € d’éclairage d’un hiver entier. Ces écogestes ont aussi un intérêt écologique : le contenu carbone du kilowattheure peut varier du simple au triple selon l’heure, avec un maximum vers 20 heures.
Retenez l’essentiel avant de reculer vos montres : le changement d’heure pèse quelques euros au mieux, et zéro ou presque sur l’année. Votre type d’ampoule et vos heures creuses comptent beaucoup plus.
- Chèque énergie absent de votre boîte aux lettres cette année : bonne nouvelle, une porte reste ouverte - 24 octobre 2026
- Paiement bloqué par une panne de votre banque : les frais vous restent-ils sur les bras ? - 24 octobre 2026
- Veufs et veuves : novembre réserve du nouveau sur la pension de réversion, encore faut-il savoir pour qui - 24 octobre 2026




