
La suppression de la taxe d’habitation revient dans le débat alors que les impôts locaux montent
31 octobre 2026
Maison héritée à plusieurs, quand un seul héritier refuse de vendre et bloque tout le monde
31 octobre 2026Vous l’entendez ronronner en novembre, en janvier, et encore en avril. Cette petite pompe, cachée près de votre chaudière, ne se repose presque jamais sur les installations anciennes. Et même si elle paraît discrète, elle se paie à chaque saison.
Une pompe qui tourne jour et nuit : combien ça coûte sur la saison
Réponse directe : oui, sur un ancien modèle à vitesse fixe, le circulateur tourne en continu de l’automne au printemps. Un modèle courant d’avant 2013 absorbe 84 W à sa vitesse maximale. Sur toute la saison de chauffe, il consomme près de 470 kWh, soit 94 € au tarif réglementé option Base.
Ce chiffre correspond à la vitesse maximale. Votre pompe, réglée plus bas, coûte un peu moins. Considérez donc ces 94 € comme un plafond pour un modèle de ce type, pas comme une facture garantie.
La formule pour calculer votre propre pompe
Le calcul tient en une ligne : puissance en watts, multipliée par le nombre d’heures de marche, divisée par 1 000 pour obtenir des kWh, puis multipliée par le prix du kWh. La saison de chauffe conventionnelle compte 232 jours, du 1er octobre au 20 mai, soit 5 568 heures. Le kWh vaut 0,2001 € au tarif réglementé option Base, en vigueur depuis le 1er août 2026.
Pour 84 W, cela donne 84 × 5 568 ÷ 1 000, soit environ 468 kWh, puis 94 € une fois multiplié par 0,2001. La puissance de votre circulateur figure généralement sur sa plaque signalétique. Refaites l’opération avec ce chiffre et avec votre propre tarif.
| Puissance | Consommation sur 5 568 h | Coût à 0,2001 €/kWh |
|---|---|---|
| 84 W (ancien modèle, vitesse maximale) | environ 468 kWh | environ 94 € |
| 40 W (haut rendement, besoin maximal) | environ 223 kWh | environ 45 € |
| 4 W (haut rendement, besoin minimal) | environ 22 kWh | environ 4,5 € |
84 W, un petit chiffre qui devient gros en 5 568 heures
Pris isolément, 84 W paraît dérisoire. C’est la durée de marche qui fait tout : une puissance modeste, jamais coupée pendant près de huit mois, finit par peser plus qu’un appareil puissant qu’on allume une heure par jour. Les deux dernières lignes du tableau sont des calculs de simple multiplication, pas des mesures relevées chez vous.
Pourquoi le circulateur ne s’arrête jamais sur un ancien modèle
La chaudière chauffe l’eau grâce au gaz, mais elle ne la déplace pas. Le circulateur, cette pompe de circulation qui pousse l’eau chaude jusqu’aux radiateurs, est un moteur de 30 à 130 W environ selon le modèle et la vitesse sur les installations anciennes. Sans lui, l’eau chaude resterait dans la chaudière.
Le problème, c’est qu’un modèle standard ne sait pas quand il est inutile. Le règlement européen de 2009 le constate lui-même : « la plupart des circulateurs standard fonctionnent sans interruption, quels que soient les besoins en chauffage ». La pompe continue donc de tourner quand le thermostat d’ambiance est satisfait et que le brûleur est éteint.
À la différence de la veilleuse d’une vieille chaudière, qui brûle du gaz, ce gaspillage-là se paie en électricité. Il ne se voit pas sur la facture de gaz, ce qui explique qu’on l’oublie.
Pompe à haut rendement : ce qui a changé depuis 2013

Le phénomène n’a rien de marginal. Environ 14 millions de circulateurs étaient vendus chaque année dans l’Union européenne, pour une consommation de l’ordre de 50 TWh en 2005. Bruxelles a donc imposé des pompes à haut rendement, en deux temps :
- au 1er janvier 2013 pour les circulateurs vendus seuls, vissés sur le tuyau de chauffage ;
- au 1er août 2015 pour ceux intégrés dans les chaudières neuves.
À l’échelle de l’Union, le texte attendait 23 TWh d’économie d’ici 2020. Une pompe à haut rendement ralentit quand les radiateurs demandent moins d’eau. Le Wilo Yonos PICO 25/1-6, par exemple, absorbe de 4 à 40 W selon le besoin, contre 84 W en continu pour l’ancien modèle évoqué plus haut.
Attention à ne pas tout mélanger : il s’agit ici du circulateur d’une chaudière au gaz, pas d’une pompe à chaleur. Les deux n’ont ni le même rôle ni le même coût de fonctionnement.
Signes d’usure et ancienneté : quand la pompe pèse sur la facture
Le premier indice, c’est l’âge. Une installation plus ancienne que ces dates garde souvent son circulateur d’origine, à vitesse fixe, un peu comme la pompe de filtration d’une piscine laissée en marche. Si votre chaudière date d’avant 2013, il y a de fortes chances que la pompe soit de ce type.
D’autres signes méritent votre attention : un bruit de moteur plus marqué qu’avant, des radiateurs qui chauffent de façon inégale, une pompe qui reste brûlante ou qui vibre. Ils indiquent une usure du circulateur et justifient un diagnostic par un chauffagiste. La plaque signalétique vous renseigne aussi sur la puissance en watts et le modèle.
Régler ou remplacer : quelles économies attendre

Un circulateur à vitesse fixe se règle parfois sur plusieurs positions. Baisser la vitesse peut réduire la consommation, mais il faut garder un débit suffisant pour que tous les radiateurs chauffent. Faites-vous conseiller par un professionnel plutôt que de tâtonner, surtout en pleine saison de chauffe.
Le remplacement de circulateur par une pompe à haut rendement change la logique : elle suit le besoin au lieu de tourner à plein régime. Reprenez le tableau : entre 4 et 40 W, le coût de la saison se situerait entre 4,5 € et 45 €, contre 94 € pour l’ancien modèle à pleine vitesse. L’économie réelle dépendra de votre installation et de la façon dont la pompe module.
Si votre chaudière ancienne approche de la fin de vie, le sujet reviendra de toute façon au moment de son remplacement. Une pompe neuve et moderne fait alors partie du devis, et vous pouvez demander à l’installateur le modèle prévu et sa puissance. Quelques euros d’électricité par hiver ne changent pas une vie, mais sur une dizaine d’hivers, la différence devient très concrète.
- Ouvrir sa boutique à Carcassonne, la ville peut vous verser une aide de 10 000 euros à l’installation - 31 octobre 2026
- Couvre-feu et boutique fermée, le loyer reste dû, pensez aux salariés et à l’assurance perte d’exploitation - 31 octobre 2026
- Maison héritée à plusieurs, quand un seul héritier refuse de vendre et bloque tout le monde - 31 octobre 2026






