
0424434628 : comment réagir face à ce numéro de démarchage présumé ?
8 septembre 2026L’expression « je me permets de vous relancer » apparaît régulièrement dans les échanges professionnels, que ce soit après une candidature restée sans réponse, un devis en attente ou une facture impayée, et si celle-ci n’est toujours pas réglée, consultez notre modèle de lettre de mise en demeure. Pourtant, deux questions reviennent souvent : comment l’écrire correctement, et surtout, comment l’utiliser sans paraître insistant ou maladroit ? Voici tout ce qu’il faut savoir pour maîtriser cette formule incontournable de la communication professionnelle.
Orthographe : « je me permets » ou « je me permet » ?
La forme correcte est « je me permets », avec un -s final. Cette règle s’explique par la conjugaison du verbe « permettre » à la première personne du singulier du présent de l’indicatif. Tous les verbes du troisième groupe terminés en « -ettre » (mettre, promettre, transmettre) suivent cette logique et prennent un -s au présent : je mets, je promets, je permets.
L’erreur « je me permet » (sans -s) est fréquente, mais fautive. Pour éviter ce piège, rappelez-vous que seuls les verbes en -er (premier groupe) se terminent par -e à la première personne du présent. Par exemple : « je marche », « je parle », « je travaille ». Le verbe permettre, appartenant au troisième groupe, échappe à cette règle.
Bon à savoir
En prospection B2B, il faut en moyenne 5 à 8 points de contact avant de conclure une vente. Un mail de relance bien rédigé peut augmenter le taux de réponse de 25 à 40 % par rapport à un seul message initial.
Quand utiliser « je me permets de vous relancer » ?
Cette formule trouve sa place dans plusieurs contextes professionnels bien définis. Elle s’emploie principalement lorsque vous avez déjà établi un premier contact avec votre interlocuteur et que celui-ci n’a pas donné suite. Le délai d’attente raisonnable avant une relance varie selon la situation : comptez généralement 5 à 7 jours après une candidature, 3 à 5 jours pour un devis commercial, et 8 à 10 jours maximum après un entretien d’embauche.
Dans le cadre d’une candidature, la relance montre votre motivation réelle pour le poste, tout en gardant une tonalité respectueuse. En prospection commerciale, elle rappelle votre offre à un prospect qui a peut-être simplement oublié de répondre ou qui hésite encore. Pour un client existant, elle permet de relancer un devis ou une facture en attente sans détériorer la relation.
Attention toutefois au contexte : cette formule convient aux échanges formels par mail ou courrier postal. Sur LinkedIn ou dans un message direct plus informel, privilégiez une approche moins guindée, plus directe.
Exemples de mails de relance avec cette formule

Relance après candidature
« Bonjour Madame Dupont,
Je me permets de vous relancer concernant ma candidature au poste de Chef de projet digital, envoyée le 12 janvier dernier. Je reste très motivé(e) à l’idée de rejoindre votre équipe et d’apporter mon expérience en gestion de contenus numériques.
Si vous avez besoin d’informations complémentaires sur mon parcours, je reste à votre disposition.
Cordialement,
Julien Martin »
Ce type de relance reste sobre et met en avant l’intérêt du candidat sans pression excessive. L’objectif n’est pas d’obtenir une réponse immédiate, mais de rappeler son existence et de montrer son sérieux.
Relance commerciale (devis, proposition, prospect)
« Bonjour Monsieur Leclerc,
Je me permets de vous relancer suite à l’envoi de notre proposition commerciale du 20 janvier pour votre projet de refonte de site web. Avez-vous eu l’occasion de la consulter ?
Si des points méritent clarification ou si vous souhaitez discuter d’ajustements, je suis disponible cette semaine pour un échange téléphonique.
Bien cordialement,
Sophie Bernard »
Ici, la relance inclut une proposition de valeur ajoutée (disponibilité pour échanger) et facilite la réponse du prospect en ouvrant le dialogue. La deadline implicite (« cette semaine ») crée une légère urgence sans être directive.
Alternatives efficaces à « je me permets de vous relancer »
Varier votre vocabulaire évite l’effet de répétition et vous permet d’adapter votre ton selon le contexte. Voici plusieurs alternatives classées par niveau de formalisme :
Pour un ton soutenu : « Je reviens vers vous concernant… », « Je souhaitais faire un point avec vous sur… », « Je me permets de reprendre contact avec vous au sujet de… ». Ces formulations conviennent aux premiers échanges ou aux interlocuteurs hiérarchiquement supérieurs.
Pour un ton neutre et professionnel : « Je fais suite à mon message du… », « Avez-vous eu l’occasion de consulter… », « Où en êtes-vous dans votre réflexion concernant… ». Ces options directes fonctionnent bien en prospection commerciale ou avec des clients existants.
Pour un ton plus moderne et dynamique : « Je rebondis sur notre dernier échange », « Un petit rappel concernant… », « Avez-vous pu avancer sur… ». Réservez ces formules aux relations déjà établies ou aux secteurs moins formels (start-ups, agences créatives, tech).
Astuce pratique
Sur LinkedIn, remplacez « je me permets de vous relancer » par « Bonjour [Prénom], je reviens vers vous suite à mon message de la semaine dernière ». La plateforme favorise un ton moins formel et plus conversationnel.
Les règles pour une relance réussie
Une relance efficace repose sur plusieurs principes fondamentaux. L’objet du mail doit être explicite et rappeler le contexte : « Relance candidature Chef de projet – Julien Martin » ou « Suite devis site web – Société Leclerc ». Évitez les objets vagues comme « Bonjour » ou « Question » qui risquent de passer inaperçus dans une boîte mail saturée.
La tonalité générale doit rester courtoise et compréhensive. Votre interlocuteur peut avoir des raisons légitimes de ne pas avoir répondu : surcharge de travail, absence, décision en attente. Partir du principe qu’il a simplement oublié (plutôt que qu’il vous ignore) vous aide à garder un ton bienveillant.
Apportez une valeur ajoutée à votre relance plutôt que de simplement répéter votre demande, par exemple en partageant des formules d’accusé de bonne réception. Partagez un article pertinent, proposez une nouvelle date de rendez-vous, actualisez votre offre en fonction d’une évolution récente du marché. Cette approche transforme votre relance en opportunité de renforcer la relation.
Limitez le nombre de relances. En candidature, une seule relance suffit généralement. En prospection commerciale, deux à trois relances espacées de 5 à 7 jours représentent un maximum raisonnable. Au-delà, vous risquez d’agacer votre interlocuteur et de nuire à votre image professionnelle.
Erreurs à éviter dans vos relances
Plusieurs pièges guettent celui qui rédige un mail de relance. Le premier consiste à montrer de l’agacement ou de l’impatience. Des formulations comme « Je constate que vous n’avez pas répondu » ou « Malgré mes relances répétées » créent une tension inutile et braqueront votre interlocuteur.
L’excès de politesse représente un autre écueil. Multiplier les « si cela ne vous dérange pas », « sans vouloir vous importuner » ou « si vous avez un moment » affaiblit votre message et vous fait passer pour peu confiant. Restez poli mais assumez votre légitimité à relancer.
L’erreur inverse serait d’être trop direct ou pressant. Un mail qui commence par « Alors, vous avez pris votre décision ? » manque de tact, même si plusieurs semaines se sont écoulées. Gardez une approche professionnelle qui laisse à l’autre la liberté de répondre positivement ou négativement.
Enfin, n’automatisez pas systématiquement vos relances sans personnalisation. Les outils d’automatisation peuvent être utiles pour gérer un volume important, mais chaque relance doit sembler écrite spécifiquement pour son destinataire. Mentionnez un détail de votre échange précédent, faites référence à l’actualité de son entreprise, montrez que vous vous adressez à une personne, pas à un contact dans une base de données.
La formule « je me permets de vous relancer » reste un standard de la communication professionnelle par mail. Bien orthographiée et utilisée avec discernement, elle vous permet de rappeler vos messages en attente tout en préservant une relation cordiale avec vos interlocuteurs. L’essentiel réside dans le dosage : une relance au bon moment, avec le bon ton et la bonne fréquence, transforme un mail potentiellement ignoré en opportunité de dialogue constructif.
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